Un Cours en Miracles

J'ai une confidence à te faire : la découverte puis l'étude de ce cours ont complètement bouleversé ma vie. Le mot n'est pas trop fort. Lorsque je suis arrivée à la fin du cours, ma voie était tracée. J'étais enfin parvenue au terme de mes recherches. Restait à suivre jusqu'au bout le chemin qui s'ouvrait devant moi, quelles qu'en soient les difficultés. Je le fais avec une joie profonde et j'en suis recompensée chaque jour.

 

La manière dont j'ai découvert le Cours est un exemple de la chaîne de rencontres qui jalonnent mon parcours, ma vie, depuis quelques années. A chaque étape, une synchronicité se présente pour aller à l'étape suivante. C'est complètement magique. Il n'y a rien à faire qu'à se laisser conduire par la main. J'allais écrire : le Ciel fait tout, je fais le reste !

 

Voici l'anecdote :

Alors que je visite des amies québécoises qui vivent dans une ravissante maison de bois en pleine campagne dans l'est de la Province, nous discutons de la difficulté que nous avons les unes et les autres à rencontrer des personnes partageant les mêmes intérêts que nous en matière de spiritualité. Je m'étonne que, dans un pays ouvert aux courants spirituels qui se situent au-delà des religions établies, de telles rencontres soient si rares. Mon amie avoue alors qu'elle a bien rencontré un dénommé Georges qui vit tout près, à quelques kilomètres, lequel lui a affirmé, sans rien échanger d'autre ce jour-là, qu'ils se reparleraient bientôt. Elle ajoute que cet homme -qu'elle connaît de vue seulement, ainsi que sa compagne- passe pour avoir des dons médiumniques. Bien que cette rencontre fortuite date d'au moins deux ans, elle ne l'a jamais  rencontré depuis. Je m'étonne aussitôt qu'elle n'ait pas fait de démarche dans ce sens puisque le couple vit à deux pas de chez elle et qu'elle souhaite se faire de nouveaux amis ! Elle reconnaît sa difficulté à aller vers les autres. Après un court instant de réflexion, elle propose alors que nous nous rendions ensemble chez eux pour faire plus ample connaissance.

Nous voilà parties sur les chemins cahoteux d'une campagne sauvage et magnifique. Nous parvenons bientôt à destination et trouvons là celui que nous cherchons, occupé sous le capot d'une voiture plus toute jeune. Nous nous présentons et la conversation s'engage aussitôt avec la fluidité qui caractérise les relations entre les gens au Québec. Le dénommé Georges me demande la raison de ma venue dans son pays. Je m'en tiens à ma réponse passe-partout : j'aime ce pays, si beau, peuplé de gens si sympathiques, etc, etc. Il me regarde alors, non pas dans les yeux, mais légèrement au-dessus, comme les mal-voyants dont, souvent, les yeux se posent juste à côté de vous, et réplique « c'est pas la vraie raison. » Un peu troublée, j'avoue sans réfléchir que je ne sais pas pour quelle raison je suis ici mais que je sais que je dois y être. Que je laisse venir à moi ce qui doit venir pour m'aider à trouver mon chemin de vie. La réponse vient, laconique : « Li a  couramirak » Pardon ? « Li a couramirak ! » . La tête pleine de points d'interrogation, je me tourne vers mon amie, car j'ai encore parfois du mal à déchiffrer les accents de la Belle Province. Elle même n'a pas tout-à-fait saisi le message, fait répéter, et les mots se mettant en place les uns après les autres ; je comprends enfin « Lis Un Cours en Miracles ». Kesako ?

Georges explique (j'ai encore besoin d'un peu de traduction mais les choses s'éclaircissent) qu'il faut que je lise, ou plutôt que j'étudie ce livre qui est un cours, et que j'y trouverai ce que je cherche : «Tout est dedans ! ». Il me conseille vivement de prendre connaissance auparavant de deux autres livres écrits par un certain Gary Renard, qui préparent en quelque sorte, à la lecture de ce cours, laquelle est assez difficile. Je pose encore une ou deux questions et la réponse suit, invariable : « Li a couramirak ». Mieux vaut ne pas insister...

Ensuite Georges, dont la compagne est venue nous rejoindre, continue de regarder autour de moi, dévoile quelques unes de mes vies passées et élucubre à propos un futur planétaire assez peu réjouissant. Je prête modérément attention à ces derniers propos et, prenant rapidement congé, nous filons à la librairie la plus proche nous procurer les ouvrages indiqués.

La nuit venue, alors que la maison dort, j'opte pour une approche directe et immédiate avec le Cours ! Je n'ai qu'une vague idée de quoi il s'agit. Il n'y a pas de nom d'auteur, seulement des initiales. Je débute ma lecture avec circonspection et toutes antennes déployées : le spectre des sectes n'est jamais loin de moi au cours de mes investigations spirituelles ; j'éprouve en effet un rejet viscéral à tout ce qui pourrait y ressembler de près ou de loin. Donc prudence ! Chaque phrase, paragraphe, page est décortiquée par une partie de mon cerveau tandis que l'autre s'attache à en comprendre le sens. A la fin du premier chapitre, je ne comprends pas où « Il » veut en venir. Je comprends les mots, leur sens, mais ne parviens pas à comprendre la signification de tout ceci. Il raison l'ami Georges, c'est difficile.

 

Refermant provisoirement le Cours, j'ai entamé immédiatement le premier volume de Gary Renard, « Et l'Univers disparaîtra », ai poursuivi dans la foulée avec « Votre réalité immortelle » et à la fin, le miracle avait eu lieu : j'avais tout compris ! Le Cours était devenu limpide avant même de l'avoir commencé !

 

Un dernier mot sur Georges : je l'ai rencontré par la suite deux ou trois fois, sans qu'il y ait eu un échange vrai entre nous. J'ai vite compris qu'il avait croisé ma route uniquement pour me diriger vers le Cours. C'est cela la synchronicité : ce dont nous avons besoin à un moment donné nous est envoyé.

 

 

Restait quand même à le suivre, ce Cours ! Pour le « Texte », plus de 700 pages d'une écriture serrée -mais qui vous insuffle de l'oxygène en permanence-, puis 500 pages du « Livre d'exercices pour étudiants » regroupant 365 leçons, très exactement une par jour, ce n'est pas un hasard, puis enfin, le « Manuel pour Enseignants » de 94 pages.

 

Pour t'expliquer comment il fonctionne, je reprends un petit passage de la préface : « Les étudiants peuvent choisir l'ordre dans lequel ils se servent des livres, et la façon dont ils les étudient, en fonction de leurs préférences et de leurs besoins particuliers. Le programme d'études, ou curriculum, que propose le Cours a été  soigneusement conçu et il est expliqué étape par étape tant au niveau théorique que pratique. Il met l'accent sur l'application plutôt que sur la théorie, et sur l'expérience plutôt que sur la théologie. Il est dit explicitement qu'« une théologie universelle est impossible, mais une expérience universelle est non seulement possible mais nécessaire » (Manuel, p.79). Bien que la langue soit chrétienne, le Cours traite de thèmes spirituels universels. Il souligne qu'il n'est qu'une version du curriculum universel. Il y en a beaucoup d'autres, et celle-ci n'en diffère que par la forme. A la fin toutes mènent à Dieu. »

 

J'ai donc entrepris de suivre ce cours comme je l'aurais fait avec un professeur « de  chair et de sang ».  Chaque jour, je lisais, dans l'ordre des pages, un court chapitre (entre 2 et 3 pages) jusqu'à  en être  imprégnée. Au bout de quelques mois, j'ai commencé à faire les exercices simultanément. Les exercices m'ont  demandé certains jours beaucoup d'efforts. J'ai terminé l'intégralité du cours en un peu plus d'un an, 14 mois je crois. Comme je l'ai déjà dit, ce Cours a changé ma vie. Fondamentalement. Car j'ai trouvé dans cet enseignement ce que je cherchais, ce qui me correspondait, ce qui répondait à mes interrogations depuis mon plus jeune âge.

J'ai été, non pas élevée dans la religion catholique, car mes parents n'ont jamais manifesté aucune religiosité ni spiritualité, mais j'ai été baptisée, j'ai suivi le « cathé », ai communié et continué à suivre la messe dominicale malgré les vigoureuses protestations de mon père qui prenait mon intérê religieux pour une dérobade aux travaux ménagers. Dès le début, en mon for intérieur, je regimbais contre certaines affirmations comme « nous sommes tous de pauvres pêcheurs », « Dieu nous aime mais nous punit », etc. j'en passe et des meilleures ! Je n'étais pas du tout d'accord de me considérer, à 9 ans, comme une pécheresse et avais bien du mal à trouver quoi avouer lors de la confession hebdomadaire ! Il y avait aussi le fait que Jésus était le fils de Dieu et nous ses enfants : je ne comprenais pas quelle différence il pouvait y avoir ! Et s'il nous aimait tant, pourquoi nous punissait-il par la douleur, la maladie et ensuite l'enfer ? D'aussi loin que je me souvienne, j'ai refusé ces allégations, qui provoquaient chez moi de nombreuses questions restées sans réponses pendant des décennies. Parvenue à l'âge adulte, je n'ai plus supporté ce qui avait été la religion de mon enfance. Je m'en suis détournée, y englobant même au fil du temps, Jésus, toute sa famille, puis plus tard encore, Dieu, ou le Divin ou la Source si tu préfères.

J'ai donc mis tout à plat, comme on dit. Et suis partie à la recherche de MA vérité car, dans mon coeur, la place était vacante et demandait à être remplie. J'ai toujours eu besoin de spiritualité. Mon âme réclamait de manière de plus en plus pressante. J'ai donc cherché du côté du Bouddhisme, des Vedas... Et j'ai rencontré le Cours ! j'avais trouvé ! Je me suis réconciliée avec Dieu et «J » comme il se nomme lui-même dans le Cours. Car le nom de Jésus est intimement lié au christianisme et « J » se situe, bien sûr, au-delà de tout dogme, de toute religion. Au début, le langage employé, d'influence chrétienne, m'a un peu gênée car je ne voulais en aucun cas m'en rapprocher ; mais j'ai vite constaté que le fond ne l'était aucunement et au contraire, répondait complètement aux interrogations de ma jeunesse. Enfin j'avais des réponses, écrites là, noir sur blanc, dictées par « J » lui-même ; ces réponses que je pressentais, que je ressentais au fond de moi depuis mes 9 ans. Mon cœur, mon âme, ont été emplis progressivement tout au long de ma lecture d'Amour et de Paix. Et le restent.

 

Voilà en quelques lignes ma rencontre -dans le sens profond du terme- avec le Cours en Miracles. Pour le reste, il est impossible à résumer. L'enseignement en est immense et universel. Certaines personnes de ma connaissance le relisent en boucle depuis des années en y trouvant toujours à apprendre. Je terminerai par une des phrases de l'introduction, qui le résume entièrement :

 

Rien de réel ne peut être menacé.

Rien d'irréel n'existe.

En cela réside la paix de Dieu.

 

 

Une video de Sylvain du Boullay explique de manière très alignée l'enseignement de "J".

Superbe. https://youtu.be/-lFo7SMMLh0